"Castigat ridendo mores"
            "Corriger les moeurs en riant"
- Santeul

      Quand Balzac décida de réunir ses oeuvres sous le titre de "La  Comédie humaine", il s'inscrivait dans la lignée d'un vieux rêve du moine-curé-médecin Rabelais qui à la Renaissance écrivit des histoires abracadabrantes dans le but de guérir ses patients par la "dilatation de la rate", c'est-à-dire le rire.

      Apprendre à l'homme à rire de lui-même, voilà le défi lancé par la caricature face à l'orgueil... On connaît d'ailleurs l'engouement actuel du public pour tous les humoristes qui tentent, chacun à sa façon, de réaliser la devise de la comédie: "Corriger les moeurs en riant". Ils sont peut-être les meilleurs psychologues populaires de notre époque stressée. 

       Alors, pourquoi faut-il devenir tristement sérieux lorsqu'il s'agit de promouvoir des valeurs chrétiennes? Les pages d'Évangile ne nous présentent-elles pas un Jésus très humoristique, surtout devant les fameux pharisiens! Je me suis amusé à regarder "très spirituellement" nos discours et nos modes d'agir. Et j'ai ri... j'ai ri de voir combien on se prenait très au sérieux devant des problèmes parfois mineurs et que trop souvent on passait à côté du vrai problème :

Savoir se changer soi-même 
en ne se prenant pas trop au sérieux

             Quel que soit le rail que j'emprunte, il y a toujours place pour la caricature. Toujours je m'amuse beaucoup; souvent je raille effrontément; et parfois il m'arrive de dérailler malicieusement! C'est le risque d'un voyage que j'adore, tant que je ne serai pas aiguillé sur une voie d'évitement...        G. Riz

     "Si vous me dites : "Maître, il semblerait que vous ne fussiez grandement sage de nous écrire ces balivernes et plusieurs moqueries", je vous réponds que vous ne l'êtes guère plus de vous amuser à les lire".         -  François Rabelais