Au ciel ou chez le diable?
Autrefois, avec le "Petit catéchisme", je savais où j'allais. On y inscrivait clairement le catalogue des vertus et des péchés, avec, comme supplément, "Les devoirs du bon chrétien". Avec les sept péchés capitaux, les vertus théologales et cardinales, les dix commandements de Dieu et les sept de l'Église, au moins on savait où on allait : au ciel ou bien chez le diable! Ce n'était pas toujours rassurant, mais au moins c'était clair. 

Aujourd'hui on dit que tout ça n'est plus qu'une question d'amour... Pour moi c'est bien trop exigeant et ça risque de m'entraîner au-delà de mes désirs... Je doute de mes capacités et de ma persévérance à le pratiquer tout le temps. Il paraît que c'est saint Paul qui a commencé tous ces chambardements: 

"Frères, ne gardez aucune dette envers personne, sauf la dette de l'amour mutuel, car celui qui aime les autres a parfaitement accompli la Loi. L'amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, l'accomplissement parfait de la Loi, c'est l'amour."   Rom. 13, 8-10

Lui, il est chanceux car le Seigneur l'a accroché au passage sur le chemin de Damas et il lui a fait comprendre tout ça. Il faudrait bien qu'il me change, moi aussi, pour me faire voir clair. 

Mais... où est-il, le chemin de Damas? 

"Tous les saints n'ont pas bien commencé,
   mais tous ont bien terminé."    Le curé d'Ars