Ménage du printemps


      Avant de réparer le toit qui coule ou de repeindre les murs défraîchis d'une église, il faut construire une communauté vivante. Si nous donnons des "signes de vie", on viendra sûrement frapper chez-nous. Mais si notre communauté est vide de sens, la bâtisse aussi restera vide!

         Il faut faire la différence entre l'église et l'Église. J'entends parfois des paroissiens dire que nous avons un beau temple, un orgue réputé, de belles cérémonies, du chant, de beaux vitraux. Mais à chaque célébration il y a 185 paroissiens et à 665 places vides. Je ne sais pas qui un jour a parlé d'une révolution tranquille, mais nos baptisés aussi sont partis tranquillement!

        Que de fois j'entends, à l'occasion d'un baptême ou des funérailles: "J'suis catholique, mais je n'pratique pas!" Comme si on pouvait être un joueur de football sans jamais toucher à un ballon!

Il serait peut-être temps de faire le grand ménage du printemps et de montrer notre intérêt et notre attachement au Christ en participant à son ÉGLISE dans notre église.  Notre temple est-il un monument du patrimoine québécois  ou un lieu de rassemblement de foi...?