"La claire turlute du merle, 
 le premier beau chant du printemps..." 
                                              Pierre Morency

                                       Qui n'a pas été fasciné par le chant matinal de ce   lève-tôt saluant l'
aurore de son chant harmonieux?  Qui ne s'est pas amusé à le voir sautiller sur le vert gazon de nos parterres, hochant la tête, à la recherche d'un succulent ver de terre qu'il extirpe intact du sol d'un art consommé? 
Cet oiseau familier pousse l'intimité jusqu'à établir son logis dans des sites aussi saugrenus que vulnérables: sur les corniches de nos galeries, dans une fourche d'arbre à portée de la main, sur un projecteur de sécurité, dans les débris d'une vieille échelle... 
Bref, il fait confiance à la vie, à son environnement, même à l'être humain, ce qui est peu dire! En admirant le merle, je comprends pourquoi le Seigneur demande de "regarder les oiseaux du ciel" et de tenter de les imiter dans leur confiance en l'avenir.
 
Le plus bel exemple de cette providence est la pluie fine de l'été qui devient le paradis terrestre du merle car alors le ver de terre, voyant son logis soudainement inondé, se hâte d'en sortir et notre brave merle n'a qu'à "passer à table"!
 Seigneur, sans toi
on ne peut rien faire, 

alors aide-moi à devenir
"un beau merle".