UNE LUMIÈRE SCINTILLE...
      "Le rêve d'un peuple ne peut être prisonnier d'une génération qui en définirait la nature, les contours et la densité. Personne ne doit, sans une prétention intolérable et une insensibilité haïssable, crier: "Après moi, le déluge". L'avenir collectif devrait être libéré de toute hypothèque sur l'imagination, sur le désir et sur une autre manière de rêver. Le constat d'usure représente un acte de lucidité douloureux car il renvoie à l'échec.  
       Or le seul échec serait de douter de ceux qui, à leur tour, ont envie de rêver des rêves tout neufs avec leurs mots à eux, voire de reprendre le rêve mais en le transfigurant selon leurs propres espérances."
   
                                               Denise Bombardier
               Cette réflexion de l'auteure, face à la politique québécoise, dépeint d'une façon criante notre Église qui, dans la pérennité de ses origines et de son enseignement, transpire l'usure de ses institutions et de ses agirs.
La célébration de la Pentecôte, vécue il y a quelques semaines, m'a mis en présence d'une trentaine de jeunes qui se préparent à participer aux Journées Mondiales de la Jeunesse à Toronto, en juillet prochain. Je leur ai demandé ce qui les attirait à s'y rendre pour rencontrer Jean-Paul II, ce vieillard malade qui peut-être ne pourra même pas leur adresser la parole, comme ce fut le cas lors de l'anniversaire de ses 82 ans. Un jeune de 23 ans s'est alors levé et m'a répondu tout de go: 

"On s'en va voir Jésus!" 
Sa réponse spontanée, venant directement du coeur, m'a transporté au cénacle de Jérusalem et moi aussi j'ai senti le souffle de l'Esprit. 
 
À travers mes interrogations embuant la perception
de mon Église, j'ai soudain vu scintiller une lumière
de confiance et d'espérance.