Chasse aux funérailles
La population du Québec est de plus en plus âgée, grâce aux nombreuses découvertes du monde médical: nos aînés ne vivent pas mieux qu'avant, mais plus longtemps, et les têtes grises remplacent de plus en plus les blondes et les brunes. Je ne parle pas des "cocos" car ils sont également à la mode chez les plus jeunes.
Dans nos paroisses, on voit une affluence de funérailles. C'est étonnant d'une part, car souvent le défunt n'a pas mis les pieds dans une église depuis belle lurette; et embarrassant d'autre part car les curés, qui n'ont plus besoin de tonsure, se font également vieux et de plus en plus rares. Ce sont les thanatologues qui s'en réjouissent, car ils savent exploiter la disette de curés en proposant des cérémonies dans leurs propres établissements:
      "De la terre au cimetière... sans intermédiaire!"

Mais la situation demeure intrigante: pourquoi sentir le besoin de Dieu pour enterrer la mort, alors qu'on préfère s'en passer pour affronter la vie ? Il me semble que le contraire serait plus logique. Serait-ce parce que nos gens ont soudainement retrouvé la foi et que la mort est pour eux le commencement de la vraie vie...? Je me permets d'en douter.

Une chose est cependant de toute évidence: Qu'on le veuille ou pas, les funérailles dans leur forme actuelle seront disparues de nos églises d'ici peu de temps pour faire place à de nouvelles façons de dire adieu à nos vieux. Dommage, car c'est une des rares célébrations qui permet de remplir encore occasionnellement nos temples... et de procurer des quêtes intéressantes...!!!


De toutes façons, Dieu n'a pas besoin de nos funérailles:

       "Dans notre vie comme dans notre mort, 
               nous appartenons au Seigneur."    Rom 14, 8