Et puis après...?
                Ce qui se passera de l’autre côté,
Quand tout pour moi
aura basculé dans l’éternité…

Je ne le sais pas ! .

Je sais pourtant qu’alors,
pauvre et dépouillé,

je laisserai Dieu
peser le poids de ma vie,

                            Mais ne pensez pas que je crains…

Non, je crois, je crois tellement
qu’un grand amour m’attend.

Si je meurs, ne pleurez pas,
C’est un amour qui me prend paisiblement.

Si j’ai peur… et pourquoi pas?
Dites-moi souvent, simplement,
qu’un grand amour m’attend.

Mon Seigneur va m’ouvrir la porte
de sa joie, de sa lumière.

Oui, Père, voici que je viens vers toi.
Comme un enfant,
je viens me jeter dans ton amour,

Ton amour qui m’attend.


Te voilà arrivé...

Avec cette brise d'automne
Et ces feuilles qui frissonnent
Sur tes yeux fatigués.

Te voilà prêt...
À divorcer de la douleur
Et à fiancer la paix intérieure
Sur ton corps défait.

Te voila rendu...
À la limite de ce sentier
Où tu as ri et peiné
Où tu as joui et saigné
Parmi fleurs odorantes
Et orties pointues.

Te voilà douleur...
Te voilà noirceur...
Te voilà douceur...
Te voilà enfin libre...
Claude Bournival